Thermolaquage

Le process du thermolaquage

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Il est réalisé principalement en trois phases :

  • Un Traitement de surface chimique pour garantir une bonne adhérence de la peinture sur l’aluminium et des performances anti-corrosion.
  • Un Poudrage électrostatique pour appliquer correctement la poudre sur la pièce.
  • Une Polymérisation dans un four pour obtenir les caractéristiques mécaniques et d’aspect de la teinte.

N.B. : Lors de la cuisson, la réactivité des résines et/ou la sensibilité des pigments peuvent être la raison de faibles écarts colorimétriques. De même, le système d’application de la poudre et le type de matériel utilisé peuvent générer de légers écarts de teintes lors de l’application des couleurs à effets.
Ces écarts sont acceptés selon les règles de la profession.

Avantages du thermolaquage

Caractéristiques Avantages Commentaires
Tenue dans le temps prouvée par plus de 40 ans d’expérience Assurance de la pérennité Avec un entretien régulier
Infinité de couleurs Possibilité de s’adapter aux attentes des clients
Plusieurs niveaux de brillance Permet une offre élargie Mat, Satiné, Brillant
Nombreuses possibilités d’aspects Permet une offre élargie Lisse, Texturé fin, Texturé, Métallisé, Nacré, Bi couche avec vernis
Uniformité de la teinte Pas de différences d’aspect Reproductibilité Précaution à prendre pour les peintures métallisées ou mouchetées
Aspect indépendant du support Permet le mariage des matériaux, Aluminium, Acier galvanisé…
Revêtement souple Admet des déformations selon les règles de l’art Précautions à prendre pour les peintures mates et satinées. Essai au préalable pour les teintes à effets (métallisées, texturées, etc.)
Retouches et réparations Réalisable sur site

Recommandations pour le thermolaquage

Perception de la couleur (voir ADAL Informations n° 16)

La notion de couleur est liée à la perception et à l’interprétation subjective de chacun.

De nombreuses conditions modifient la perception des couleurs :

  • Différences de luminosité (soleil, lampe au tungstène, lampe UV)
  • Différences d’observateurs (oeil de chaque individu, âge,…)
  • Différences de taille des pièces revêtues (échantillons de faible taille, géométrie,…)
  • Différences de fonds (contraste)
  • Différences directionnelles (angle d’observation,…)

Le but des mesures colorimétriques est de traduire le jugement visuel d’un observateur, par des valeurs numériques.

La Teinte (rouge, jaune, vert, bleu,…)
La Clarté (claire, foncée),
La Saturation (couleurs vives, couleurs ternes).

NB : le mode de mesure couramment utilisé est le système CIELAB (L*,a*,b*).

Le métamérisme (voir ADAL Informations n° 16)

Un même revêtement peut présenter des apparences identiques ou différentes selon l’éclairage. On appelle ce phénomène le métamérisme.

Visuellement, le métamérisme se traduit par un phénomène d’amplification ou d’inversion d’une teinte si on change la composition de la lumière sous laquelle on l’observe.
Exemple : Une teinte apparaissant légèrement rouge sous un éclairage donné devient beaucoup plus jaune observée sous une autre lumière.

Pour s’affranchir de ce phénomène, la profession a opté pour effectuer toutes les mesures colorimétriques en lumière du jour normalisée (illuminant D65).

Les référentiels (voir ADAL Informations n° 16)

La palette de couleurs étant large,Le nombre de couleurs possibles étant infini, des référentiels ont été définis.
Ces référentiels sont des sélections de couleurs parfaitement définies dans un système de mesure colorimétrique.

L’ADAL recommande l’utilisation du nuancier RAL 841 GL pour la définition des teintes > à 60% de brillance et le nuancier RAL 840 HR pour la définition des teintes < 60% de brillance.

Les fabricants de peinture proposent également leurs propres nuanciers. Pour des chantiers importants, il est possible de créer ou de contretyper une teinte particulière en sachant toutefois qu’une couleur, choisie sur un nuancier destiné à l’imprimerie ou à l’industrie textile, ne pourra pas toujours être reproduite fidèlement, du fait des contraintes techniques.

Il est impératif de se reporter à une référence colorimétrique en utilisant son code spécifique ou, pour une teinte particulière non référencée, il est nécessaire de réaliser des plaquettes témoins.

On ajoute au code de la couleur la valeur de la brillance à obtenir (mesurée selon la norme ISO 2813 avec un angle à 60°) pour définir complètement la teinte, par exemple : nuancier RAL 841 GL, RAL 9010, 80 % de brillance.

La fabrication des peintures en poudre

Un mélange savant de pigments, résines et additifs

La peinture en poudre est un composé complexe comprenant de 10 à 15 composants dont des pigments, des résines et des additifs.

Ces éléments sont destinés à définir la couleur mais également la brillance, l’aspect de surface, la durabilité et les performances mécaniques.
Pour une même couleur, plusieurs formulations pigmentaires sont possibles.
De ce fait, d’un fabricant à l’autre la couleur obtenue peut présenter des différences.
Les fabricants ont mis en place, à chaque étape de leur production, des systèmes de contrôle pour assurer la reproductibilité de la teinte

Les recommandations

De ce qui précède, il ressort que la couleur est le résultat d’un processus complexe.

Habituellement, un ouvrage est livré dans une teinte homogène. Toutefois, des différences d’alliages et de mode de fabrication des supports peuvent entraîner de petites variations d’aspect (teinte, brillance…) qui doivent être considérées comme normales car elles sont inévitables.

Pour limiter les risques d’écarts de teinte, il est recommandé de bien préciser, pour la couleur souhaitée, la référence (référence RAL, brillance, référence fournisseur ou plaquette témoin) et si possible se limiter à un seul lot de fabrication.

Le Métal

De nombreux alliages sont aptes au thermolaquage. Pour obtenir un bon résultat en terme de tenue à la corrosion il est conseillé d’utiliser du AA 6060 ou du AA 6063.

La Chaîne Qualité impose pour les ouvrages extérieurs l’utilisation d’alliages respectant les tolérances les plus exigeantes. Les fileurs du GLFA ne livrent, pour le Bâtiment, que des profilés en alliage « AA 6060 Bâtiment ».

Teneur en :
Cuivre
Plomb
Silicium
« Alliage AA 6060″ selon la Norme NF EN 573-3
0,10 %
0,05 %
0,30 à 0,60 %
« Alliage AA 6060 Bâtiment » du GLFA
0,02 %
0,02 %
0,30 à 0,55 %

L’ADAL a établi des règles professionnelles qui définissent les critères d’acceptabilité d’une pièce laquée (Télécharger le fichier).

Atmosphères

Les produits et techniques préconisés par l’ADAL ont servi à l’élaboration de la norme NF P 24-351 sur la protection contre la corrosion et la prévention des états de surface des fenêtres, façades rideaux, semi-rideaux et panneaux à ossature métallique.

A partir de cette norme, les recommandations de l’ADAL sont les suivantes :

Expositions
Atmosphères extérieures
Expositions
I1 I2
I3 I4
I5
E11 E12
E13 E14
E15 E16
E17 E18
E19
Thermolaquage
QUALICOAT
QUALICOAT
QUALICOAT
QUALICOAT
(préparation anodique)
QUALICOAT
QUALIMARINE
ES

ES : Etude spécifique
Le tableau indique les minima requis.

Définition des expositions selon la norme NF P 24-351 :

I1 Locaux à faible hygrométrie E11 Atmosphère rurale non polluée
I2 Locaux à hygrométrie moyenne E12 Atm. normale urbaine ou industrielle
I3 Locaux à forte hygrométrie E13 Atm. sévère urbaine ou industrielle
I4 Locaux à très forte hygrométrie E14 Atm. marine 10 à 20 km du littoral
I5 Ambiance agressive E15 Atm. marine 3 à 10 km du littoral
E16 Bord de mer (<3 km du littoral)
E17 Atm. mixte normale
E18 Atm. mixte sévère
E19 Atm. agressive

Les Classes de Revêtements

Les peintures généralement utilisées dans le cadre du label Qualicoat sont en poudre à base de résines polyesters, polyuréthane.
Il existe trois classes de peinture agréées (cf. label Qualicoat).

Il existe également d’autres familles de poudres utilisables uniquement en intérieur :
Poudres époxydiques
Poudres mixtes ( époxy-polyester)
Poudres polyester industrielles (hors bâtiment)

Emballage et stockage

Afin de protéger l’aspect des éléments thermolaqués, il convient de prendre des précautions pour éviter toute altération du revêtement.

Les chargements doivent être soigneusement arrimés de manière à éviter tout frottement (fretting) qui pourrait détériorer les éléments thermolaqués.

Les profilés emballés sous film plastique sont sensibles à une exposition prolongée au soleil et en milieu humide. On peut constater certains marquages inesthétiques. Ne jamais stocker les éléments thermolaqués filmés à l’extérieur.
Ne jamais stocker les éléments thermolaqués filmés directement sur une surface humide: pelouse, sable …
dans un environnement agressif (vapeurs corrosives, bouches d’égouts, poussières de ciment et de plâtre).

Les pièces thermolaquées subissant des altérations profondes lors des manutentions doivent être rebutées.
En effet la destruction du film de peinture supprime la protection contre la corrosion de l’aluminium.

Usinage/Pliage/Cintrage

USINAGE
L’ensemble des opérations d’usinage doit se faire sur des produits dont la température de surface est supérieure à 0°C.
Ne travailler qu’avec des outils spécifiques au travail de l’aluminium, exempts de rouille, correctement réglés, affûtés, lubrifiés avec des produits compatibles et aux bonnes vitesses de coupe et d’avance.

En particulier, ils ne doivent pas avoir été utilisés pour le travail de métaux ferreux ou cuivreux.

Les zones d’appui des différents postes de travail doivent être exempts de copeaux ou d’aspérités pouvant blesser la couche de thermolaquage.

Après usinage, un thermolaquage correctement réalisé ne doit présenter aucune détérioration et en particulier aucun éclat ni décollement du film de laque.

CAS PARTICULIER DU PLIAGE DES TÔLES
Bien que non préconisé dans le label QUALICOAT, l’usage nous amène à préciser les bonnes règles opératoires d’un pliage.
Certaines teintes ne sont pas aptes au pliage.( aspects spéciaux, métallisés…)

La performance au pliage industriel des tôles d’aluminium thermolaquées, dépend de plusieurs critères :

  • l’alliage et l’état métallurgique des tôles
  • le type de revêtement
  • les conditions de pliage

Les tôles doivent avoir les caractéristiques suivantes :

  • Alliage : l’alliage doit être choisi en fonction des ces aptitudes à recevoir une opération de thermolaquage et à subir une déformation mécanique.
  • Etat métallurgique : H 12 ou H 24
  • Epaisseur des tôles : de 5/l0ème à 20/l0ème

Stockage des tôles : Plus le temps de stockage des tôles thermolaquées est réduit, meilleures seront les performances de pliage.

L’OPERATION DE PLIAGE

Essais préliminaires :
Il est impératif d’effectuer des essais de pliage immédiatement avant le lancement de la campagne de pliage. Ces essais devront être réalisés :

  • sur un échantillon significatif des tôles laquées à plier
  • dans le sens du laminage et également perpendiculairement au laminage.

Conditions de pliage :

  • Le pliage «en l’air» doit être privilégié au pliage «frappé».
  • Le type de V doit être choisi en fonction de l’épaisseur de la tôle.
  • Il convient de ne pas utiliser de poinçon de rayon inférieur à 3 mm.
  • La force du pliage devra être adaptée en fonction de l’épaisseur de la tôle.
  • Le pliage devra être effectué sur tôle filmée afin de ne pas détériorer le revêtement pendant l’opération.

OBSERVATION DU PLIAGE
Aucun décollement du revêtement ou mise à nu du métal ne doit être observé. Toutefois, une microfissure du film de peinture le long de l’arête de pliage (étirement du feuil de peinture) est acceptable.

CINTRAGE
QUALICOAT préconise de ne pas cintrer après laquage.

VEC

Il est exigé un thermolaquage QUALICOAT et QUALIMARINE

conformément au cahier du vec n° 3488 du cstb des tests de convenance sont nécessaires.